lundi 2 février 2026

Swastikas à Art Genève

ART. Trois swastikas virtuelles ont été dessinées en l’air avec un pen-light rouge par le duo d’artistes juifs Einhat lors de Art Genève, qui a lieu du 29 janvier au 1er février 2026 à Genève (CH). L’opération éphémère a été exécutée en public le 31 janvier 2026, ce à 17:15 au sein de la fameuse galerie Hauser & Wirth (stand n° B21) devant la Merda d’artista #20 (1961), une boîte de conserve contenant des excréments du plasticien italien Piero Manzoni (1933-1963). Une oeuvre valant son pesant d’or !

Cet happening, non annoncé et donc non autorisé, a duré quelque 20 secondes et a été filmé par une complice avant d’être diffusé sur le Web un bref instant. Les performeurs n’ont pas été entravés dans leurs mouvements par les responsables de la galerie, ni la sécurité des lieux. Les visiteurs sur le stand et alentour, non avertis, n’ont pas réalisé sur le moment ce qu’il se passait réellement. L’action aussitôt achevée, les intervenants se sont fondus dans la foule avant d’abonner leurs déguisements dans un coin de la foire. L’acte artistique, qui n’a pas un caractère politique ou raciste, constitue un pied-de-nez à la CICAD, apprend-on sur X, à l’article 210A de la Constitution de la République et Canton de Genève et, bien sûr, à l’art dégénéré exposé. Aucune plainte n’a été déposée pour l’heure…

jeudi 22 janvier 2026

Yom HaShoah à Genève

SUISSE. La Ville de Genève convie ses citoyens, le mardi 27 janvier 2026 à 18h30 sur la Place de la Petite-Fusterie, à la cérémonie officielle de commémoration organisée en hommage aux six millions de victimes de la Shoah, ce dans le cadre de l'International Holocaust Remembrance Day.

Cette année, un hommage particulier sera rendu à Mme Ruth Fayon, rescapée du Camp nazi d’Auschwitz-Birkenau (PL), dont le nom entre en force dans l’espace public genevois, sur proposition de la CICAD, avec une plaque de rue dédiée. Un choix toponymique qui ne fait pas l'unanimité auprès de la population.

La solennité se déroulera en présence des autorités genevoises, avec des discours officiels, quelques témoignages et, bien sûr, l’allumage des bougies de la Mémoire, suivi d'une minute de silence. Du ciel noir, pleuvra des larmes... sur la banalité du Mal. Ombre au tableau : des personnalités sionistes, parmi lesquelles des élus de la droite locale, seront là ! C'est pourquoi, probablement, peu de monde assistera à ce moment symbolique si ce n'est la communauté juive du canton... avec une poignée de membres.

La sécurité de cet événement sera assurée de concert par la police genevoise et le GSI, une milice juive, ce afin de prévenir tout trouble à l’ordre public en raison du contexte antisémite actuel. En effet, une contre-manifestation non autorisée pourrait avoir lieu au même moment pour dénoncer, une fois encore, les crimes de guerre d’Israël à Gaza (PSE).

jeudi 11 décembre 2025

Allumage d'une Menorah géante à Genève

SUISSE. Le Beth ‘Habad a le plaisir de vous inviter à célébrer ensemble Hanouka – la Fête des Lumières – lors de l’allumage public de la Grande Menorah, qui aura lieu, avec l’aide de D.ieu, le MERCREDI 17 DECEMBRE à 18h30, Place du Molard, à Genève. Mme Nathalie Fontanet, Présidente du Conseil d’État, y assistera en compagnie d'autres élus.

Cette soirée festive comprendra notamment une lecture des bénédictions et du Hanérot Halalou par le Rabbin Mendel Pevzner, suivi du chant Oseh Shalom, repris en choeur par la foule, ainsi qu’un récital au chofar par Bar Zemach. Des douceurs traditionnelles (latkès, soufganiot, etc.) de Hanouka seront proposées, avec du vin chaud, aux citoyens après le démarrage de la Grande Menorah dont seules 4 bougies brilleront avec le chamach.

La sécurité de cette célébration juive sera assurée conjointement par la police genevoise et le GSI, ce afin de prévenir tout trouble à l’ordre public en raison de la présence de ce signe religieux ostentatoire sur le domaine public dans le contexte antisémite actuel.

Beth ‘Habad vous encourage chaleureusement à participer à cet événement et à diffuser la lumière autour de vous en enflammant les bougies de Hanouka chaque soir, du 14 au 21 décembre 2025 (24 Kislev – 2 Tévet 5786).

Hanouka Saméa’h !

vendredi 3 octobre 2025

Non à l'arrivée de la Stasi 2.0 dans l'U.E.

UNION EUROPENNE. Dans dix jours, si personne ne s'y oppose, une nouvelle loi européenne sera votée, qui abolira intégralement toute notion de confidentialité ou de vie privée en ligne. Sous un prétexte vertueux elle instaurera un vaste système de surveillance qui mettra à libre disposition de la police l'intégralité de vos messageries et de vos interactions, échanges et activités sur le net. Ce pas en avant supplémentaire vers une société de contrôle généralisé pourrait être le pas décisif nous faisant passer du stade d'Etat de droit déclinant à celui de système totalitaire assumé. Merci de signer et de partager !


dimanche 22 juin 2025

Cancel de Genève occulté


SUISSE
. Le totem du Cancel, inauguré le 16 juin dernier, à la Vieille-Ville de Genève dans le quartier juif médiéval a été vandalisé aujourd’hui lors de la Fête de la Musique. Le monument a été recouvert d’un sac de poubelle noir (120L) sur lequel était affiché une étoile de David avec à son centre un Swastika. L’action a été réalisée prestement par deux individus encagoulés qui ont pris la fuite à vélo. Elle n’a pas été revendiquée pour l’heure…

Cette opération, au message explicite, serait l'oeuvre de l'extrême-droite. La police soupçonne, entre autres, le Front National Suisse...



mardi 25 février 2025

Courrier du Continent

SUISSE. Fondé en 1946 par le Suisse Gaston-Armand Amaudruz (1920-2018), le Courrier du Continent, bulletin de l'Action Européenne, est une publication périodique A4 des Éditions de Cassandra qui présente dix fois par an une revue de la presse internationale, une tribune libre, des notes de lecture, une rubrique consacrée à l’histoire et à la culture, l’actualité révisionniste, un éditorial... Son rédacteur-responsable actuel est René-Louis Berclaz (1950). Le numéro 666 (mars 2025) de cette lettre personnelle et confidentielle vient de paraître. Au sommaire, on relève des hommages à Jürgen Graf (1951-2025), écrivain et historien, et à Mgr Richard N. Williamson (1940-2025), tous deux décédés récemment.

Rappelons que le Courrier du Continent fait l'objet d'une large diffusion auprès des bibliothèques publiques et universitaires en Suisse, notamment la BNS, et en Europe. Cet organe compte plusieurs centaines d'abonnés dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

Pour s'abonner (50 CHF/an) :

Editions de Cassandra
Case postale 46
CH-3960 Sierre

vendredi 7 juin 2024

L’extrême-droite au Kesher Day 2024

SUISSE. Des militants du Cercle Georges Oltramare, un mouvement néofachiste, seront présents l’après-midi du 9 juin 2024 au Kesher Day à Genève. Cet important événement, organisé par B’nai B’rith, réunit chaque an depuis 2013 les Juifs de la région lémanique dans le respect des sensibilités de chacun.

Le programme de cette rencontre fait la part belle à l’histoire, aux traditions et à la culture juives tout en apportant un éclairage sur l’évolution du monde d’aujourd’hui, ce à travers plusieurs conférences, débats et animations ainsi que des stands d’information. Parmi les invités d’honneur, l’Ambassadrice d’Israël, Meirav Eilon Shahar, qui débattra avec d’autres personnalités sur le thème « Israël, la guerre, et demain ? » Evidemment, Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD, fera son cinéma avec ses jérémiades sur l’antisémitisme… au risque de lasser son auditoire. Un buffet clôtura ce rendez-vous.

Quant aux deux infiltrés du Cercle Georges Oltramare, ceux-ci seront là afin d’observer si les participants respecteront l’ordre juridique suisse et qu’aucun propos ou comportement délictueux violant l’article 261bis du CPS ne sera commis en public, tel que des discours haineux sur les Palestiniens ou, pire, des appels à leur génocide. Enfin, il faut savoir que des Juifs ultra-orthodoxes, des membres du JCall et du Cercle Martin Buber boycotteront cette manifestation.

Kesher Day 2024, dès 13H45
Théâtre de L’Espérance
Rue de la Chapelle 8
CH-1207 Genève

mercredi 22 mai 2024

Genève vote sur les symboles haineux

SUISSE. Le 9 juin prochain, le peuple genevois se prononcera dans les urnes sur l'article constitutionnel 210A interdisant l'exhibition ou le port de symboles, d'emblèmes et de tout autre objet de haine dans les espaces publics du canton. Pointés en priorité : les attributs du nazisme comme la croix gammée et le sigle SS. Seul leur usage à des fins culturelles, historiques, pédagogiques, journalistiques ou scientifiques resterait admis.

En cas d’acceptation, la législation cantonale devra concrétiser cette interdiction et prévoir les exceptions. Il faudra ainsi créer une loi idoine ou modifier la LPG, avec l’introduction d’un article 11H. La peine encourue pour les contrevenants, elle, ne pourra être qu’une amende de droit cantonal sanctionnant une infraction de gravité limitée.

Front de refus

Plusieurs personnalités et mouvements politiques s'opposent à ce texte, initié par Thomas Bläzi en 2023, notamment à l'extrême-droite au motif que celui-ci est liberticide. Parmi eux, le Cercle Georges Oltramare, le Comité pour la Nature, le Front National Suisse, Liberté, Pro libertate et Résistance Helvétique pour ne citer que quelques-uns. Mais le plus étonnant, c'est l'avis du premier parti de Suisse, soit l'UDC qui rejette aussi cet objet en invitant les citoyens à voter NON, ce au grand dam de la communauté israélite de Genève et d'associations telles que la LICRA et la CICAD luttant contre le racisme et l'antisémitisme.

L’opinion populaire, elle, paraît divisée sur le sujet d’après un micro-sondage. Nombre d’électeurs refuseraient d’inscrire cette disposition dans la loi fondamentale du Canton, pour d’aucuns parce qu’elle est subjective par essence, d’autres préférant une loi ordinaire à l’échelle nationale. Pour les plus réfractaires, cette mesure serait une atteinte à leur liberté d’expression dans l’unique but de contenter des minorités privilégiées. Les plus avisés pensent à juste titre que censurer le symbole d’une idéologie, quelle qu’elle soit, n’empêchera jamais celle-ci de se propager. Bref, le principe constitutionnel, soumis au vote, est loin de faire l’unanimité bien que plébiscité par le Grand Conseil en juin 2023.

On comprend cette réticence. Comment définir ce qui est ou pas un symbole haineux ? Qui le déterminera, sur quels critères ? En effet, il est difficile d'établir une nomenclature des signes à prohiber qui s'avère soit partiale, soit interminable pour s'adapter à l'actualité. Assurément, c'est ouvrir une boîte de Pandore... déjà avec le swastika, symbole millénaire et universel de paix avant d'être perverti par le nazisme, ou les codes de reconnaissance cryptiques (18, 44, 88, 100W, 6MWE, OK, SWP, etc) aux possibilités infinies dont use l'extrême-droite.

Et puis... d'autres cas de figure peuvent émerger. Si la loi était présentement en vigueur, on peut imaginer, par exemple, que des citoyens réclament à l'Etat que l'Etoile de David et le drapeau israélien soient bannis de nos espaces publics en raison des crimes de guerre commis par Tsahal ces derniers mois contre des civils palestiniens dans la Bande de Gaza (PL). Requête pas si inepte, selon certains juristes !

Article constitutionnel inutile

Il faut savoir que le droit suisse proscrit déjà la discrimination et l’incitation à la haine via les articles 261bis du Code Pénal et 171c du Code Pénal Militaire. Est puni ainsi l’emploi d’emblèmes, d’objets, de slogans ou de gestes lorsqu’ils servent à faire publiquement la propagande d’une idéologie radicale, du racisme ou de la violence dans le but de rallier des tiers. Par le passé, le législateur s’est penché plusieurs fois sur une interdiction totale des symboles extrémistes de l’espace public, ce sans voter une norme pour autant. Sauf qu'après le Conseil des Etats en décembre 2023, le Conseil national a accepté le 17 avril 2024 la motion CAJ-E 23.4318 (13.10.2023) chargeant le Conseil fédéral d’élaborer une base légale dans ce sens. Même si cela suscitera un débat parlementaire, fort animé, cette nouvelle tentative pourrait être la bonne.

N’ajoutons pas de l’arbitraire dans la Constitution de la République et Canton de Genève avec l’article 210A. Votons NON le 9 juin à cette modification ! L’arsenal juridique actuel est suffisant en la matière dans l’attente soit d’un texte pénal, avec un paragraphe 6 à l’article 261bis ou un article 261ter, soit d’une loi fédérale ad hoc garantissant une solution unique et uniforme dans toute la Suisse.