ART. Swastika Rehabilitation Day took place worldwide on sunday June 29th, 2025. Sponsored by the Raelian Movement, this event is an opportunity to inform the public about the peaceful and ancient meanings of the swastika and to assert the right to use it freely in public spaces.
A hundred T-shirts featuring an artistic swastika designed by Swiss artist Pixel (PX) were sold on this occasion. The original model (1/100), dated and signed by the creator, was purchased for 1,000 USD. Below is a photo.
It should be noted that Pixel (PX) has recently sparked controversy with his artworks devoted to the Holocaust, notably the series of paintings Stellae, Terminus and Totenort.
SUISSE. Le Musée d’art moderne et contemporain (MAMCO), inauguré à Genève en 1994, est l’un des hauts lieux de l’art dégénéré (Entartete Kunst*) d’après-guerre à aujourd’hui dans notre pays. Quelque 40.000 curieux le visitent chaque an. L’entité, dirigée par Lionel Bovier, fonctionne essentiellement grâce à des subventions publiques.
Oeuvres clandestines
L’artiste suisse Pixel (PX), avec son alter ego, a investi avant-hier à 17:05 l’établissement sans y être convié. C’est au 3e étage de l’institution, dans L’Appartement reconstitué de Ghislain Mollet-Viéville, réunissant une collection d’art minimal et conceptuel, qu’il a affiché durant près de trois heures deux créations personnelles intitulées Stellae #1 et Stellae #2, ce sans que la surveillance de l’endroit ne s’en aperçoive alors que cette intervention avait été annoncée juste avant sur Twitter.
Dans le passé, Pixel a vandalisé plusieurs monuments iconiques, mais aussi parasiter des expositions d’art à travers le globe. Des actions dadaïstes pour certaines. Sans parler des graffitis qu’il réalise un peu partout. Le MAMCO, lui, a déjà subi les supercheries du plasticien en 2006, puis en 2009. L’artiste agit à l’instar du célèbre Bansky qui avait réussi, entre 2003 et 2005, à insérer clandestinement ses oeuvres dans huit musées à Londres (GB), New York (USA) et Paris (F).
Cette fois-ci, les toiles de Pixel ont été présentées via deux codes QR placardés juste à côté de la sculpture Spiffy move (1967) de John Mc Cracken dans la Period Room en question. Ignorant la duperie, le visiteur attentif n’avait qu’à scanner avec son smartphone les pictogrammes pour découvrir aussitôt les images sur son appareil. Les oeuvres dérivent d’une photo numérique, prise au camp nazi d’Auschwitz-Birkenau (PL), qui a été remaniée sur ordinateur avec un logiciel graphique. Le résultat obtenu, après manipulation et coloration, a été ensuite imprimé avec des encres thermochromes sur papier blanc BFK Rives (300 g/m²). Les deux estampes (120×80 cm), éditée chacune à 22 exemplaires (20 + 2 E.A.) sont numérotées et signées par l’auteur. On ne reconnait plus ce site historique et touristique dédié à la Shoah. Le floutage de cet anus mundi voulu par l’artiste, lors du processus créatif, est quasi total. Le message implicite : oublier l’indicible vérité. Le cartel, qui leur était associé au MAMCO, comportait un cryptogramme, en sus du descriptif et des CGV. Les spectateurs étaient invités à élucider l’égnigme puis à envoyer leur solution par courriel à l’artiste, ce pour tenter de gagner l’un des originaux par tirage au sort. La phrase à deviner était l’euphémisme nazi désignant le projet génocidaire contre les Juifs.
Selon son habitude, Pixel a publié lesdites oeuvres sur deux timbres-poste via l’application WebStamp de la Poste suisse, ce à 96 exemplaires. Les vignettes, vendues 50 CHF l’unité pour une valeur faciale de 2.30 CHF, ont été acquises en quelques minutes après leur émission par des philatélistes. 39 visuels originaux, quant à eux, ont été achetés, au prix de 2.018 CHF la pièce, par des collectionneurs privés en moins de 24 heures. Malgré cette réussite commerciale au profit de B’Tselem, d’aucuns, qui n’ont rien compris à cette performance artistique, ont accusé le créateur d’antisémitisme pour ses ouvrages et son rébus sur l’Holocauste, soi-disant infamants pour les Israélites.
Sur le plan esthétique, une fois n’est pas coutume, Pixel a délaissé son thème favori. A savoir : les compositions picturales basées sur des bandes de différentes couleurs et largeurs, alignées horizontalement ou verticalement. Des suites de codes-barres intitulées Stripes (2008->) et Lines (2021->), dont certaines formules ont fait récemment son succès dans le monde de l’art digital et des NFT.
Sécurité défaillante
Comment un tel agissement est-il encore possible au coeur du MAMCO ? En effet, avec l’arrivée en 2016 de Lionel Bovier à la tête du musée, la sécurité des locaux, tout comme celle des collections et des expositions, a été renforcée pour empêcher, notamment ce genre d’exploit par des inconnus. Cependant, il n’y a toujours pas de vidéosurveillance dans les salles publiques. Un réseau de caméras ne sera implanté qu’après la rénovation complète du bâtiment industriel (BAC), abritant le MAMCO, prévue prochainement. En attendant, le personnel chargé de sa protection fait au mieux avec les moyens du bord.
Interrogée par téléphone, la direction a nié cette affaire. Ni déprédation ni ajout sur un ou plusieurs artefacts exposés n’ont été constatés ledit jour, dit-elle. On admet, néanmoins, que des actes similaires ont bien eu lieu jadis, ce sans reconnaître des failles dans le gardiennage. Pour l’institution, le prétendu événement n’a jamais existé ! Démenti d’autant plus abstrus que la prouesse artistique a été filmée et revendiquée par Pixel sur les médias sociaux. De toute façon, pris en flagrant délit, le duo ne risquait pas grand-chose dans cette opération illicite, à part se faire expulser de la place, contrairement aux précédents canulars où celui-ci avait altéré, pour un temps fugace, des oeuvres en cimaise.
Qui est Pixel ?
Rappelons que sous le pseudonyme Pixel, se cache Franco Maiullari, un ex-banquier à la retraite, et son double. Ce peintre autodidacte, né en 1954, de nationalité suisse, excelle autant dans l’art figuratif qu’abstrait. Certains de ses tableaux valent plusieurs dizaines de milliers de francs, comme ceux sur le Troisième Reich (2003-2005) et de la série Spaces (2006-2009). Reste que cet individu, à la notoriété relative, fréquente les milieux d’extrême-droite et ne rechigne pas à produire de l’art dégénéré pour se faire de l’argent facile… qu’il n’a guère besoin. De l’avis des experts d’Artprice, Pixel n’a aujourd’hui qu’une importance mineure dans la création contemporaine, même si sa cote prend l’ascenseur.
* expression nazie pour qualifier et discréditer l’art moderne, africain, juif et bolchevique
ART. Le 25 novembre dernier, une nouvelle oeuvre digitale de Pixel (PX) s'est arrachée pour un prix avoisinant les 200.000 USD, lors d'une vente aux enchères sur le site Rarible, permettant à l'artiste suisse de battre son précédent record marchand de l'année.
Intitulée Lines #12, l'image au format jpeg est stockée, authentifiée et sécurisée sur la blockchain Ethereum via un NFT (Non-Fungible Token). L'auteur a émis à cette occasion un timbre-poste suisse à 1.70 CHF (WebStamp) où figure une miniature dudit opus, ce en 22 exemplaires comme il le fait habituellement pour chacune de ses compositions. Une vignette, non oblitérée, a même été enregistrée au dépôt légal genevois. Un fac-similé de cette pièce est actuellement affiché en public du 13 au 18 décembre 2021 au coeur de Manhattan, à New York (USA), avec celles d'autres peintres sur un panneau géant.
Dans ce visuel réalisé grâce à un logiciel graphique sur la base d'algorithmes, on reconnaît le caractère obsessionnel de Pixel pour les lignes et les bandes colorées qui sont devenues, aujourd'hui, les éléments centraux de son univers esthétique. L'artiste se voue, année après année, à l'exploration rigoureuse et interminable d'une forme et d'un processus créatif, par essence répétitif mais aux multiples variations, cette quête aboutissant à une oeuvre singulière, exempte de message, d'une absolue cohérence sur laquelle le temps semble ne pas avoir prise. On aime ou on déteste ces codes-barres fétichisés en idéal pictural.
Pour rappel, Pixel est le pseudonyme de Franco Maiullari (1954), ex-banquier qui s'adonne en amateur à l'art pictural abstrait depuis les années 2000. Celui-ci a exécuté à ce jour quelque 150 tableaux, estampes et infographies, à quoi s'ajoutent des graffitis, effectués avec son alter ego, sur les murs de Londres (GB), New York (USA) et Paris (F). Le plasticien privilégie désormais le crypto-art dans sa production artistique, face à l'engouement mondial pour les NFT. La plupart de ses oeuvres se trouvent chez des particuliers, dont le célèbre Zeng Fanzhi, ou dans des banques privées telles que Bedrock à Monte-Carlo (MC). Enfin, depuis quelques mois, sa cote de valeur et sa notoriété ne cessent de grimper sur le marché international de l'art, ce sous la pression des spéculateurs et des collectionneurs mais, aussi, en raison de la rareté des oeuvres disponibles.