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vendredi 5 avril 2024

La CICAD dupée ?

SUISSE. La CICAD vient de publier son rapport 2023 sur l'antisémitisme en Suisse romande. L'an passé, 944 actes judéophobes ont été recensés par l'association contre 562 en 2022, soit une hausse de 68%. Ces chiffres, qu'il faut considérer avec prudence, n'ont été validés par aucune agence de contrôle indépendante. Le document contient au moins une bévue.

Pour preuve, la CICAD révèle l’existence d’un Cercle Georges Oltramare, sis à Cologny (CH), aux pages 14 et 19 dudit rapport. Seulement ce club de pensée néofasciste n’a jamais vécu que dans un monde imaginaire. Cette entité irréelle a été créée en 2007 dans le cadre d'un projet artistique. Ses protagonistes, à l’exemple de son président Faldo Thrilhe, sont des personnages romanesques tout comme les actes, propos et événements contés en lien avec ce leurre ne constituent que des fabulations, parfois inspirées par un fait divers. Le Cercle Georges Oltramare apparaît ainsi dans plusieurs fictions littéraires, tantôt satiriques tantôt loufoques, dont certaines sont publiées sur Internet, d'autres en version imprimée par HoaxMag, Queer ou Schutzpah. Au total, 33 historiettes, près de 320 pages. Les opinions exprimées à travers ces récits, elles, ne reflètent pas celles de l'auteur. Enfin, quelques fragments, variantes ou traductions pirates desdits textes ont été diffusés dans des médias malévoles, sans l'accord de l'écrivain qui n'en revendique pas, évidemment, la paternité.

Autrement dit, la CICAD a montré qu'elle est faillible, voire [censuré], en colportant cette Fake News, avec ses narrations récréatives. La ligue dispose pourtant des moyens et du personnel compétent pour déceler ce genre de canular par un fact-checking. D'autant plus grave que celle-ci propose des modules pédagogiques à nos écoliers pour repérer les infox et les préjugés racistes, notamment sur Internet.

Bien d'autres, à l’instar du GRA ou de la Tribune de Genève, se sont fourvoyés en croyant à la réalité du Cercle Georges Oltramare et de ses activités improbables, en dépit des mises en garde. Il est consternant que des organisations et des médias, soi-disant sérieux, aient relayé des fumisteries sans avoir vérifié au préalable la véracité des faits et des dires relatés. Ceux-ci ont clairement manqué à leur devoir de rigueur professionnelle !

mercredi 6 septembre 2023

Croix gammées à Genève

SUISSE. Ces récents jours, des swastikas ont été tagués un peu partout en Ville de Genève. Une centaine en tout, d'après la police. Ni synagogues ni écoles israélites n'ont été ciblées. Parmi les lieux touchés, les quartiers de Champel, de Plainpalais et de la Servette. Ces déprédations n’ont guère soulevé l’indignation générale. La commune, à l'instar d'autres lésés privés, a déposé plusieurs plaintes pénales contre inconnu pour dommages à la propriété.

Ce vandalisme politique, après appropriation des Ready-Made en cause, a été revendiqué par le Cercle Georges Oltramare (CH) sur X. Une usurpation exempte de mobile antisémite prétend son Président Faldo Trilhe. Ce club de réflexion néofasciste, fondé à Genève en 2007, s’oppose à la proscription étatique du swastika. Un symbole de paix séculaire, vénéré par environ deux milliards de gens dans le monde, notamment les Bouddhistes, les Hindouistes ou bien les Jaïns.

Votation populaire

Il faut savoir que les Genevois voteront en juin 2024 sur un article constitutionnel qui interdira l’exhibition ou le port de symboles, d’emblèmes et de tout autre objet de haine dans les espaces publics du Canton de Genève. Une loi nationale en la matière tardant à venir. La croix gammée est évidemment visée par la mesure en raison de son utilisation pervertie par les Nazis au XXe siècle. Pour beaucoup, en Occident, ce signe renvoie au racisme, à la xénophobie et à l'antisémitisme avec la Shoah. Ils ignorent souvent les multiples variantes et la polysémie du swastika, surtout ses sens spirituels et religieux. Le député Thomas Bläsi (UDC), appuyé par la CICAD, est à la source de cet article législatif. Le projet a été approuvé le 23 juin dernier par le Grand Conseil, à l'exception d'un parlementaire.

Aujourd’hui, le droit helvète punit, par le biais des articles 261bis du CPS et 171c du CPM, quiconque utilise en public un symbole nazi, raciste, extrémiste ou faisant l’apologie de la violence de manière à propager l’idéologie qu’il représente. Une personne qui exhibe un tel symbole, sans volonté de colporter activement son idéologie, n’encourt en revanche aucune peine.

Durcir cette législation par voie constitutionnelle au plan cantonal, comme le souhaitent les élus genevois, est non seulement discutable mais complexe à mettre en oeuvre. En effet, il est ardu d’établir une nomenclature des signes à bannir qui s’avère soit arbitraire, soit interminable pour s’ajuster à l’actualité. D’autant plus qu’une délimitation juridique de ces symboles n’existe pas pour l’heure en Suisse si ce n’est dans un rapport du DFJP qui les a listés en 2022, à titre indicatif, pour le Conseil fédéral. Un document décrié… Sans oublier que pour donner corps à ce principe cantonal, il faudra créer une loi ad hoc ou inscrire un article 11H dans la LPG et assurer, ensuite, son application, ce hors du droit pénal fédéral. Ainsi seule une amende de droit cantonal, pour infraction de gravité mineure, punira les contrevenants.

Campagne pour le refus

C’est pourquoi le Cercle Georges Oltramare fera campagne l’an prochain contre ladite loi afin de sensibiliser la population sur l'histoire et les diverses significations de cette figure universelle, patrimoine de l'Humanité. Il s'agira aussi d'expliquer l'inutilité et la difficulté d'application de cette lex ferenda, voire qu'elle est contraire à la Constitution fédérale. D'abord, une conférence sur le sujet sera donnée à son siège social, à Cologny (GE), et sur YouTube par Alex Embroissi en avril 2024, puis, des stands d'information seront dressés, l'un à la Place du Molard, l'autre vers la Gare Cornavin, durant deux samedis en mai. Ses membres arboreront un badge orné d'une croix gammée lors de ces événements. Des tracts seront, par ailleurs, distribués aux citoyens afin de les convaincre de rejeter cette loi. Cette croisade s'achèvera avec la publication de swastikas artistiques dans un journal local et sur Instagram, 10 jours avant la votation.

La prohibition de symboles, quels qu'ils soient, serait par nature une restriction de la liberté d’expression qui irait à l'encontre de notre Constitution nationale. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, il est essentiel, dans une démocratie, que même les points de vue qui fâchent la majorité ou qui sont choquants pour d'aucuns puissent s’exprimer (ATF 143 IV 193 C1). Afficher ses convictions personnelles au vu et au su de tous, par un emblème, doit rester possible dans notre pays, peu importe que ce soit via une croix gammée, un pentagramme satanique ou tout autre attribut, cela sans intention de propagande ni atteinte à la paix publique. Ne soyons pas dupes : proscrire certains logos censés haineux ne contribuera nullement à enrayer racisme, violence et extrémisme politique.

Rappelons enfin, que chaque année depuis 2009, le Mouvement raëlien, dont le logo mêle le swastika à l’Etoile de David, organise le World Swastika Rehabilitation Day dans plusieurs cités à travers le globe. Même des Juifs suisses y participent !

samedi 6 juin 2020

White lives matter !

INTERNATIONAL. Aujourd'hui, plusieurs mouvements d'extrême-droite à travers le monde rendent hommage aux Blancs états-uniens qui sont victimes de violences de la part des Afro-Américains de plus en plus vindicatifs. Ces commémorations sous la bannière White Lives Matter ont lieu principalement sur des propriétés privées, loin des curieux, et sur les réseaux sociaux, ce à l'initiative de groupes d’action tels que l'American Freedom Party (USA), Terre et Peuple (F) en Europe ou bien l’AWB en Afrique du Sud..

Les Helvètes au rendez-vous

En Suisse, les 125 membres du Cercle Georges Oltramare se sont réunis en fin d'après-midi à cette occasion au siège de l'organisation à Cologny. Ryan Acton, séide de l’Alt-Right, était l’invité d’honneur. L’hôte a donné une conférence intitulée White Pride. Exposé qu’il a conclu par : « We, Whites, do not allow ourselves to be imposed neither atoning process nor duty of repentance by the BLM crusaders, who wallow in their victimhood. Let’s be proud of our history, of what we have accomplished for the advancement of Humanity ! Let’s claim our RS ! » Au terme de son discours, Ryan Acton a hurlé « White Power ! », le cri de ralliement des suprémacistes blancs, tout en exécutant un salut romain. L’auditoire conquis lui a répondu de la même manière avant de l’applaudir vivement. Le Président du Cercle Georges Oltramare, Faldo Trilhe, a ensuite pris la parole avant de réclamer aux miliciens, en uniforme noir à croix celtique, de se lever. L'assemblée a observé alors une minute de silence, au garde-à-vous, en mémoire des civils blancs tués par des Noirs, notamment aux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Une flamme du souvenir a été allumée, une sonnerie aux morts jouée au clairon. Un repas a clos l’événement.

Par ailleurs, la société souhaitait défiler le 9 juin en Ville de Genève sous la devise White Lives Matter, en respectant la limite de 300 personnes, ce juste avant le rassemblement antiraciste de 18h30. Le DSES a refusé ce projet, annoncé sur le tard, en raison du contexte sanitaire et social, craignant surtout des troubles à l’ordre public. En effet, la sécurité du cortège nationaliste ne pouvait être pleinement assurée par la police suite aux menaces reçues par la fraternité et les autorités venant des activistes antifascistes.

Il faut savoir que cette entité est surveillée par le SRC depuis 2019 pour ses liens avec des factions de droite radicale allant de l’English Defence League (GB) à Forza Nuova (I) en passant par le GUD (F) et le National Socialist Movement (USA) mais aussi pour avoir convié des débatteurs controversés, dont Renaud Camus, théoricien du «Grand Remplacement», Richard Spencer du National Policy Institute (USA) et l’idéologue racialiste Jared Taylor. S’ajoutent à cela ses activités paramilitaires.

Ce n’est pas la seule mobilisation citoyenne en terre helvète. D’autres groupuscules de l’ultra-droite à l’exemple du Front patriote, du PNOS ou bien de Junge Tat, ont également programmé une veillée aux flambeaux pour les victimes blanches, en toute discrétion et réservée qu’à leurs militants, parmi lesquels des officiers de carrière de l'Armée suisse. Ces forces politiques, s’opposant au multiculturalisme, au métissage et à toute immigration extra-européenne, forme le Réseau Edelweiss.

Nouveau symbole

En signe de solidarité, les sympathisants peuvent afficher l'image ci-contre sur leur réseau social et/ou sur leur site Internet. Cette figure est l'inverse d'une oeuvre de l'artiste suisse Fabrice Gygi. L'original a été exposé en 2007, sous la forme de drapeaux, à Genève sur le Pont du Mont-Blanc et dans le Quartier des Bains pour célébrer l'art contemporain avant que son négatif, baptisé Alba Superbia, ne devienne l'un des emblèmes majeurs de la Résistance identitaire blanche.

Cela s’avère d’autant plus important de le faire, nous dit le Cercle Georges Oltramare, que plusieurs pays occidentaux bloquent via le DNS, ce sans ou sur décision judiciaire, l’accès au site Internet White Lives Matter (USA) à leurs citoyens bafouant ainsi leur liberté à l’information. Assurément à la requête des minorités noires. En Suisse, le CRAN et la LICRA auraient peut-être impétré cette censure.

Fait divers monté en épingle

Ces réactions de l'extrême-droite répondent aux manifestations Black Lives Matter qui se sont déroulées récemment dans moult villes aux Etat-Unis et à l'étranger. Certaines ont viré à l'émeute. La Suisse n'a pas échappé au phénomène. Les participants protestaient contre la discrimination et les brutalités policières à l'endroit des gens de couleur suite au décès de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis (USA), étouffé le 25 mai sous le genou d’un policier blanc après s'être opposé à son interpellation. On le suspectait de recel de fausse monnaie. Rappelons que cet individu de 46 ans, drogué au Fentanyl, n’était en rien un citoyen modèle. Son passé criminel en témoigne ! Cette arrestation, qui a mal tourné, n'est pas un acte raciste comme on veut nous le faire croire, en tête les médias anti-Trump. L’officier fautif n’a fait qu’un usage excessif et irrationnel de la force contre ce civil. Pour autant, les circonstances de sa mort restent non seulement choquantes mais inexcusables. De là à susciter un tel tollé en pleine pandémie COVID-19... et faire de ce repris de justice un martyr, voire un symbole de la cause des Noirs à l'instar d'un Martin Luther King.

A qui profite le crime ?

Beaucoup s’étonnent du décalage entre une bavure policière, certes condamnable, et des révoltes généralisées dans tout un pays avec des scènes d’une violence inouïe où des Blancs sont lynchés en raison de leur couleur de peau, où des lieux sont vandalisés et où des commerces sont pillés. Cette déferlante par rapport à l’événement déclencheur interpelle. Elle accrédite l’idée que des intérêts politiques sont à la manœuvre dans les coulisses pour tirer profit de la situation. D'abord, il y a George Soros qui impacte sur la vie américaine en mobilisant et finançant des groupes contestataires tels que Black Lives Matter. Le milliardaire utilise, dans le cas présent, la frustration des Noirs comme force cinétique sociale afin de déstabiliser le Gouvernement Trump. Le Parti démocrate entend, lui, engranger leurs suffrages en vue de l’élection présidentielle de 2020. C'est pourquoi, des élus de l'Âne soutiennent Black Lives Matter, d'aucuns assistant à ses rassemblements. Son candidat Joe Biden, sous la pression de la rue, pourrait choisir une Afrodescendante pour vice-présidente dans le but de complaire aux 30 millions de Noirs en âge de voter.

En revanche, cette nouvelle vague Black Lives Matter gonflera les rangs des mouvements suprématistes blancs. Donald Trump, en chute dans les sondages, pourrait regagner des électeurs après ce drame et les rébellions noires, avec leurs idiots utiles, qui ont éclaté sur le sol national. Ce dernier se pose en garant de l’ordre public en menaçant de déployer l’Armée dans les villes confrontées à la chienlit. Il légitime cette riposte sécuritaire fédérale par l'Insurrection Act (1807).

De leurs côtés, la famille de George Floyd et Darnella Frazier, le témoin qui a filmé la tragédie, monnaient leurs interviews. L'épouse de la victime compte aussi déposer plainte civile contre la Municipalité de Minneapolis et les policiers impliqués dans l’accident fatal en vue d’obtenir des dommages-intérêts substantiels. Certains médias, eux, ont vu leurs recettes publicitaires bondir grâce à cette affaire. Enfin, les armureries ont constaté une nette augmentation de leurs ventes depuis le Covid-19 et, surtout, l'épisode George Floyd.

Aux abonnés absents

Une chose est sûre. Pas d’agitation Black Lives Matter lorsque des Noirs assassinent froidement d’autres Noirs aux Etats-Unis. Et pour cause ! Selon les statistiques du FBI, la plupart des homicides d’Afro-Américains sont commis à l’intérieur de leur communauté. Sans parler des Noirs occis par leurs congénères à l’étranger, en particulier en Afrique dans le cadre de massacres interethniques ou de guerres civiles. Quid de leurs despotes sanguinaires, Issaias Afewerki et compagnie ? Les vies noires importent-elles uniquement si l’agresseur est un Blanc pour les prosélytes du Black Lives Matter ?

Quant aux Blancs antiracistes promptes à s’agenouiller devant les Noirs et à tempêter avec eux, où sont ces moutons de Panurge dès qu’il y a des meurtres sordides perpétrés par des Noirs sur des Blancs ? Les exemples sont pourtant nombreux. Citons Micah Johnson, un terroriste qui a abattu le 7 juillet 2016 à Dallas (USA) cinq policiers blancs et en a blessé sept autres, ce au nom du courant Black Lives Matter. Désolé de leur dire : la vie d’un Blanc compte tout autant que celle d’un Noir !

vendredi 30 mars 2018

Fronde contre le CAC de Genève

SUISSE. La Genève internationale possède une offre culturelle, riche et variée, qui évolue en permanence. La politique conduite par la Cité de Calvin en la matière est exemplaire puisque ladite Municipalité y consacre plus de 20% de son budget annuel, soit quelque 256,4 millions de francs en 2017. Ainsi, la Ville de Genève soutient et finance directement ou indirectement nombre d'institutions, de fondations et de sociétés, d'événements et de projets dans les champs culturel, artistique et patrimonial. Parmi eux, citons le Centre d'art contemporain de Genève, communément appelé le CAC.

Une Kunsthallle romande

Le Centre d'art contemporain de Genève a été fondé en 1974, à l'initiative d'Adelina von Fürstenberg, et s'est constitué en association sans but lucratif en 1981, avant de devenir une fondation de droit privé en 2010. Situé dans le Quartier des Bains depuis 1989, le CAC siège au BAC, bâtiment industriel qu'il partage avec le MAMCO, le FMAC et le Centre de la photographie. L'institution y dispose d'une surface d'exposition d'environ 1.000 m² sur deux étages, et d'autre part d'un cinéma, d'une résidence d'artistes, d'un Project Space et d'une librairie sur un étage distinct. Nommé en septembre 2012, l'Italien Andrea Bellini (1971), historien et critique d'art, en est l'actuel directeur.

Le CAC offre aux artistes un espace voué à la création et, aux gens intéressés, un point de rencontre et de découverte. Son objectif est de faciliter, dans la mesure de ses moyens, la production de nouvelles oeuvres sans pour autant pratiquer de politique d'acquisition. C'est un médiateur entre le public et l'art contemporain en faisant connaître des artistes suisses et étrangers émergents ou qui tiennent une place majeure dans ce domaine. Ceux-ci sont invités à y concevoir des travaux novateurs et à les montrer. Maurizio Cattelan, Joseph Beuys, Olivier Mosset, Pipilotti Rist ou encore Andy Warhol font partie des plasticiens, parmi les plus connus, qui ont exposé dans ce lieu d'expérimentation. Le CAC n'est donc pas un musée qui joue, lui, un rôle historiographique lié à la constitution et à l'élargissement de ses collections, à l'exemple du MAMCO.

Depuis sa fondation, le CAC a présenté plus de trois cents expositions pionnières, des dizaines de performances interdisciplinaires entre la danse, la musique et le multimédia, des conférences et des films ainsi que trois colloques internationaux. Parallèlement à ces manifestations, un service de médiation propose tout au long de l'année des visites guidées et des ateliers didactiques, notamment à l'intention du jeune public et des familles, ce afin d'élargir et de développer à Genève le débat sur l'art contemporain. Le CAC édite aussi des publications spécialisées en rapport avec ses activités curatoriales. Enfin, celui-ci produit et vend des oeuvres originales, en tirage limité et numéroté, des auteurs qu'il programme.

En outre, le CAC a constitué un fonds documentaire dédié à la création artistique des XXe et XXIe siècles, principalement des arts de 1950 à nos jours. L'ensemble est composé de plusieurs milliers de livres (+8.000), de catalogues d'exposition (+4.000) et de magazines consacrés aux beaux-arts, à l'architecture et, en particulier, à l'art contemporain. A quoi s'ajoutent des centaines de dossiers et de vidéos concernant les artistes ayant exposés au CAC. Une photothèque, regroupant plus de 6.000 photos et diapositives, et diverses archives complètent le tout. Ce matériel informatif est mis à disposition des étudiants et des chercheurs, mais aussi du grand public, sur rendez-vous. A noter qu'un ouvrage*, paru en juin 2017, retrace le parcours singulier de la première Kunsthalle de Suisse romande.

Directeur décrié

Quelque 13.000 personnes visitent l'institution en moyenne chaque année, dont nombre d'élèves du canton. A l'évidence, le CAC n'attire pas les foules, ce malgré sa proximité avec le MAMCO, logé dans la même bâtisse, qui fait lui aisément 40.000 entrées. L'arrivée d'Andrea Bellini à la tête de l'établissement n'a pas permis pour l'instant de renverser sensiblement cette situation. Le CAC souffre toujours d'un déficit d'image. Le manque de professionnalisme du personnel est pointé du doigt par ses contempteurs. Il faut dire que son directeur est critiqué pour ses choix artistiques et, plus largement, son management. Sa communication avec les médias et les usagers, quant à elle, pourrait être améliorée. Bouffi d'orgueil, l'homme, qui tolère peu la contradiction, ne répondrait pas aux courriers de certains journalistes ou citoyens. Pour plus d'un créateur d'ici, le CAC a l'apparence d'un espace de liberté mais il s'agit, en réalité, d'une liberté très contrôlée... par son gourou omnipotent. On lui reproche également de privilégier les deniers publics à la recherche active de fonds privés et de sponsors pour financer le CAC.

Des politiciens jugent, par ailleurs, que le coût d'exploitation de l'institution est onéreux au regard de son rayonnement artistique tant en Suisse qu'au niveau international. Force est de constater que le CAC n'a jamais été distingué pour son action ni beaucoup encensé par ses homologues et les médias spécialisés en quarante-trois ans d’existence. On est loin d'un lieu d'avant-garde et de référence. Etre signalé une fois dans la revue ArtForum n'est pas forcément un indicateur d'excellence. Sa réputation paraît donc surfaite ! Selon eux, les rapports d'activité du centre seraient aussi falsifiés, entre autres le nombre de visiteurs annoncé. Ses détracteurs, les plus virulents, qualifient même le CAC, avec le MAMCO et les galeries d'art du Quartier des Bains, de propagateurs de l'art dégénéré (Entartete Kunst), concept nazi prohibant l'art moderne en faveur d'un art officiel dans le IIIe Reich. La Kunsthalle a reçu du reste des menaces à deux reprises en 2012 et, plus récemment, une exposition a été taguée de croix gammées à l'insu des surveillants.

Bref, le CAC est vilipendé par ceux qui fustigent les dérives créatives et mercantiles de l'art contemporain. La sculpture My bed (1998) de Tracey Emin, la machine à fèces Cloaca (2000) de Wim Delvoye ou bien les Pope Condoms (2007) de Pixel sont des exemples flagrants de ces impostures à prétention artistique que dénoncent, avec raison, certains historiens de l'art comme Christine Sourgins et Aude de Kerros. Dès lors, on ne s'étonne guère qu'une pétition soit lancée à Genève, sous le titre Cessons de financer avec l'argent du peuple le degré zéro de l'art !, par le Cercle Georges Oltramare qui s'attaque aux subsides attribués à l'art contemporain, toutes disciplines confondues. Sont visés non seulement le CAC, le MAMCO et le FMAC mais aussi d'autres associations ou structures du secteur à l'image de Piano Nobile ou de Forde. Près de 1.200 signatures ont été récoltées à cette heure.

Bilan plutôt positif

Ces opposants oublient que le bilan d'Andrea Bellini, à ce stade, n'est pas si négatif qu'ils le prétendent, même si le CAC a de la peine à s'imposer sur la scène culturelle romande. Il faut savoir que la Kunsthalle genevoise était quasi à l'agonie, déconnectée de la cité et des créateurs locaux, sans direction, avec un personnel réduit et en guerre froide avec le MAMCO, avant la venue de l'Italien. En effet, c'est lui qui a relancé la Biennale de l'image en mouvement, créé une résidence pour jeunes artistes, étoffé l'offre d'exposition, ouvert le cinéma Dynamo, multiplié les partenariats avec des institutions soeurs ou encore noué un dialogue fertile avec plusieurs galeries d'art de la place tout en cherchant à donner une identité propre au CAC, autonome et originale. Cette dynamique a contribué à doubler, en cinq ans, la fréquentation publique du CAC qui stagnait jusqu'alors vers 6.000 visiteurs par an. Saluons également l'Association des amis du CAC (AACAC) qui appuie, depuis 1982, l'institution en suscitant une vie sociale autour de ses activités.

Nonobstant quelques griefs, Andrea Bellini conserve toute la confiance de son employeur, le Conseil de Fondation du CAC présidé par Xavier Oberson. Il n'a été question à aucun moment de sa démission, contrairement aux rumeurs qui circulaient. Autrement dit, le CAC est en bonnes mains. Il est vrai, toutefois, que son dirigeant réclame davantage de latitude et de ressources pour son établissement.

Confortables subventions

Le budget de fonctionnement du CAC est financé en grande partie par la Ville de Genève à partir de 1984, ce sous la forme de subventions en espèces et en nature. Elle reconnaît en ce sens la pertinence des activités déployées par l'entité et estime judicieux de soutenir leur existence et leur développement.

La subvention communale s'élevait au début à 54.600 francs par an pour atteindre en 2014 quelque 1,3 million de francs (+2381%), avant d'être réduite à 1.109.800 francs pour les années 2015 à 2017, ce sans compter le prêt de locaux au BAC, dont la valeur locative se monte à presque 380.000 francs. Une subvention du Canton de Genève, soit 40.000 francs, les produits des ventes et des expositions, les apports de sponsors ainsi que les dons réguliers de plusieurs mécènes tels que Bloomberg, la Fondation philanthropique Firmenich ou bien l'AACAC, viennent en complément. En tout, son budget annuel de fonctionnement dépasse les 2 millions de francs.

Entre 2005 et 2014, la Fondation du CAC a conclu deux conventions quadriennales de subventionnement avec le Département de la culture de la Ville de Genève, piloté à l’époque par Patrice Mugny. Celles-ci en fixaient les modalités et étaient accompagnées d’indicateurs qui permettaient une évaluation factuelle des activités et des prestations du CAC, avec en sus un contrôle comptable, pour assurer au mieux la relation entre ladite institution et la Municipalité. Un représentant de la Mairie a siégé en conséquence au Conseil de Fondation du CAC jusqu’à décembre 2015.

Nouvelle convention

Suite à un audit réalisé en 2014, au bilan mitigé, la dotation monétaire de la Ville de Genève au CAC a été révisée à la baisse durant trois ans et, en parallèle, la convention de subventionnement non prorogée en l'état, ce sur la décision de Sami Kanaan, chef du Département de la culture et des sports. Entre-temps, la Ville de Genève a adopté le règlement LC 21-195 et son annexe I (2015) qui régissent désormais les conditions d’octroi des subventions municipales, sans oublier d’autre part, que loi-cadre sur la répartition des tâches entre les communes et le canton en matière culturelle est entrée en vigueur le 1er janvier 2017.

C'est pourquoi une nouvelle convention, plus ambitieuse et exigeante, est en discussion entre les parties concernées. Elle redéfinira le rôle spécifique du CAC en lien avec la scène régionale et les autres institutions subventionnées par la Ville de Genève. Le cahier des charges de son directeur sera revu à cette occasion. Cet accord contractuel, comprenant un plan financier avec les montants des subsides alloués, devrait être signé d'ici octobre 2019 pour la période quadriennale 2020-2023, puis validé lors du vote du budget communal 2020 par le Parlement municipal. On sait déjà que certains élus droitiers (MCG, PLR, UDC) réclameront, au nom des contribuables genevois, une réduction voire la suppression de la contribution pécuniaire de la Ville de Genève au profit du CAC.

Quoi qu'il en soit, Andrea Bellini et le Conseil de Fondation du CAC doivent comprendre que l'argent des citoyens doit être dépensé à bon escient, surtout dans un contexte conjoncturel fragilisé, et que les subventions municipales et cantonales ne sont nullement des rentes à vie pour le CAC, même s'il est reconnu depuis 1994 par le Conseil d'Etat genevois comme une personne morale d'utilité publique. Dans l’hypothèse où des subsides seraient diminués voire retirés à l’institution, cela obligerait Andrea Bellini à quêter les capitaux manquants auprès de bailleurs privés pour pérenniser le CAC. Est-il prêt à relever ce défi sachant que l'Italien a été incapable de le faire lorsqu'il codirigeait, avec Béatrice Merz, le Castello di Rivoli (I) confronté à des coupes budgétaires ? Au demeurant, fournir une programmation artistique et des activités de médiation de qualité au service de publics variés n'est pas uniquement une affaire de gros sous.

Combat perdu d'avance

Rassurons Andrea Bellini ! Il y a fort à parier que les subventions municipales au bénéfice du CAC soient reconduites pour les ans à venir par le plénum de la Ville de Genève. Elles ont même augmenté de 50.000 francs en 2018... alors que la nouvelle convention n'est pas encore signée entre les parties. N'en déplaise au Cercle Georges Oltramare et aux élus réactionnaires qui s'y opposaient. La pétition précitée ne changera rien à l'affaire. Les héritiers de Marcel Duchamp et de Dada continueront, quant à eux, à exhiber leur vacuité et autres Merda d'artista au CAC, grâce essentiellement à nos impôts. La secte, son gourou et ses adeptes ont déjà gagné la bataille.
* Centre d'art contemporain Genève 1974-2017. Ed. par Andrea Bellini. Genève: CAC, 2017. 487 pp. (ISBN 9782970105411)

mercredi 22 mai 2013

Un SS à Genève !

SUISSE. Incroyable mais vrai ! Le Cercle Georges Oltramare, groupe d’extrême-droite romand, fêtera demain soir le 68e anniversaire de la mort de Heinrich Himmler (07.10.1900- 23.05.1945), ce dans une villa cossue de la campagne genevoise.

Ce personnage fut, entre autres, le chef suprême de la Schutzstaffel (SS) dès 1929 d’abord au sein du NSDAP, puis avec l’arrivée des nazis au pouvoir, sous le IIIe Reich. Le Reichsführer-SS s'imposa vite comme l'un des dirigeants les plus puissants du régime hitlérien. Son organisation élitaire devint entre 1933 et 1945 un véritable Etat dans l’Etat tant sur le plan politique, policier, militaire qu’économique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit régner, avec son Ordre Noir, la terreur sur toute l’Europe occupée et le Front de l’Est. Mais Heinrich Himmler fut surtout l’ordonnateur de l’Holocauste. Quelque six millions de juifs furent exterminés au nom de l’aryanisme. Lors de la débâcle de l’Allemagne, Adolf Hitler le révoqua le 28 avril 1945 pour haute trahison en apprenant sa tentative de négocier une paix séparée avec les Alliés occidentaux. Capturé près de Bremervörde (D) par des soldats britanniques le 21 mai 1945, le Reichsführer-SS se suicida deux jours plus tard. Le dignitaire échappa ainsi à un jugement du Tribunal militaire international de Nuremberg (D) qui se tint du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946. La Schutzstaffel fut, en revanche, déclarée organisation criminelle ayant commis un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité.

Un invité de marque

Un ancien SS-Sturmbannführer*, âgé aujourd’hui de 96 ans, sera l’invité d’honneur de cette commémoration. Cet Allemand, qui vit sous une fausse identité, n’a été poursuivi jusqu’à présent par aucune justice alors que plusieurs de ses supérieurs SS, à l’instar de son ami Fritz H. Schwalm, ont été punis en mars 1948 pour leurs actes coupables par l’un des Tribunaux militaires américains de Nuremberg (D). Son nom ne figure pas dans le Crowcass ou parmi les criminels nazis recherchés par le Zentrale Stelle der LANV et le Centre Simon Wiesenthal. Selon ses dires, notre homme n’aurait exercé ni exactions ni persécutions visant des civils dans le cadre de sa fonction ou de ses missions. Son rôle au sein de la SS s’est borné à du renseignement et à la planification de la colonisation dans les pays annexés à l’Est par les nazis. En décembre 1943, avec la déroute de l’armée allemande sur le front russe, il est muté dans la Waffen-SS pour aller combattre l’avancée des troupes soviétiques. Celui-ci prétend avoir participé à l’ultime bataille pour la défense de Berlin, ce jusqu’au 20 avril 1945, avant de s’enfuir avec d’autres officiers et chefs nazis pour échapper aux Alliés. A la fin de la guerre, le gradé a réussi à quitter l’Allemagne d’abord pour l’Italie, puis pour l’Espagne grâce à des faux papiers d’identité et la complicité du CICR, avant de s’exiler vers l’Argentine en janvier 1946 via le réseau d’exfiltration Odessa. Dans son pays d’accueil, il a travaillé à Buenos Aires dans le secteur bancaire durant trente-huit ans. Le retraité réside maintenant en Europe.

Une conférence exceptionnelle

L’ex-officier, récipiendaire de la Eisernes Kreuz (Kl.2), donnera une conférence en anglais sur l’Ordre Noir, en particulier sur le RuSHA où il a servi plusieurs années jusqu’à l'échelon de SS-Sturmbannführer. Pour mémoire, le RuSHA, créé fin 1931 sous le NSDAP, avait pour rôle de veiller à la pureté aryenne et idéologique des membres de la Schutzstaffel. Puis, avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler et la guerre de conquête, cet office SS était chargé, plus largement, des affaires raciales et du peuplement dans le Grand Reich. Le service était ainsi responsable de l'exécution de la politique de germanisation des territoires annexés. Cet organisme nazi était impliqué, en outre, dans le génocide juif comme le prouve la présence de l'un de ses commandants, le SS-Gruppenführer Otto Hoffmann, à la Conférence de Berlin-Wannsee (D) du 20 janvier 1942.

Le conférencier s'exprimera primo sur les raisons de son engagement dans la Schutzstaffel à l'âge de 22 ans, ce après une formation à la Napola de Plön (D) et des études de droit à Munich (D). Celui-ci parlera ensuite de l'organigramme et du fonctionnement de l'Ordre Noir à mesure de son expansion. Il enchaînera sur les activités du RuSHA et, plus précisément, sur son rôle au sein dudit bureau. L'intervenant réfutera à cette occasion certaines thèses de Jan Erik Schulte et de Steven P. Remy, spécialistes de la SS, de même que plusieurs allégations de l'historien Georg Lilienthal relatives aux centres Lebensborn. L'ancien cadre SS achèvera son exposé avec quelques anecdotes telles que sa rencontre avec Heinrich Himmler en mai 1939 à la SS-Junkerschule de Braunschweig (D). Enfin, un moment sera consacré aux questions du public.

Reste à savoir pourquoi notre gradé SS, qui ne renie pas son passé nazi, a-t-il changé de patronyme et s’est réfugié en Amérique latine, entre 1946 et 1993, dès lors qu’il n’avait rien à se reprocher. D’autant plus étonnant que nombre de SS et de Waffen-SS n’ont jamais été inquiétés par une quelconque justice, pendant et après la dénazification. Certains vétérans ont même touché une pension de guerre ou d'invalidité de la part de la RFA. D'autres ont intégré la Bundeswehr dès 1955. A-t-il eu peur, après le conflit mondial, des possibles représailles judiciaires à son encontre compte tenu qu’il ne pouvait guère ignorer, à son niveau de responsabilités au sein du RuSHA, les atrocités commises par les nazis au cours de la germanisation des régions colonisées et, bien sûr, de la Shoah ? Espérons que le conférencier répondra à ces interrogations !

A l’issu de son témoignage, les convives observeront une minute de silence à la mémoire de l’ex-dirigeant nazi. En guise de remerciement, l’orateur recevra une montre Eszeha de 1933 en or. Le discours sera suivi d’un repas et d’un concert pianistique. Autre clou de la soirée : un portrait de Heinrich Himmler (huile sur toile, 70 x 91 cm), peint par Conrad Hommel en 1942, sera vendu aux enchères par Faldo Trilhe, Président du Cercle Georges Oltramare. Pour clôturer ce raout, l'assemblée chantera le Horst-Wessel-Lied après lequel, sans doute, ces nostalgiques du IIIe Reich feront le salut nazi en criant "Sieg Heil !"

Pour quelques privilégiés en chemise brune

Deux cents invités suisses et étrangers, triés sur le volet, sont attendus à cette fête. Chacun a déboursé 500 CHF pour y assister. Seront là, entre autres, des membres d’Aube Dorée, du Jobbik, du NPD et de l’American Nazi Party ainsi que d’anciens militants du MSI et du CEDADE. De son côté, Gudrun Burwitz (84 ans), la fille de Heinrich Himmler, a décliné l'offre. Les participants seront accueillis dans un décor des plus singuliers aux couleurs de la SS, signé de le tagueur LVX, avec en fond sonore une musique wagnérienne. Un drapeau frappé de deux runes Sōwilō flottera ce jour-là sur la propriété appartenant au Cercle Georges Oltramare.

Aucun enregistrement audiovisuel de l’événement ne sera toléré à la demande expresse du conférencier. Un service d’ordre y veillera. Bien entendu, les médias locaux n’ont pas été conviés à couvrir cet anniversaire incongru. Les autorités genevoises, quant à elle, ne peuvent pas empêcher ce rassemblement culturel sur un domaine privé. Une telle action violerait le droit à la liberté de réunion, un principe fondamental de notre démocratie.

Cette célébration historique n'est pas unique au Cercle Georges Oltramare qui n'hésite pas à glorifier le nazisme et le fascisme tout comme certaines figures de l'extrême-droite. En effet depuis sa fondation en mai 2007, ce club de pensée honore chaque année la mémoire de Robert Brasillach, Léon Degrelle, Julius Evola, Adolf Hitler, Benito Mussolini, Georges Lincoln Rockwell et, bien sûr, celle des Suisses Franz Riedweg et Georges Oltramare pour ne citer que les plus notoires. Des débats sur des sujets qui touchent principalement à la philosophie et à la politique sont inscrits, par ailleurs, à son programme. Sans oublier que ses adhérents s'astreignent à un entraînement paramilitaire régulier. L'entité participe aussi au World Swastika Rehabilitation Day organisé annuellement par les Raëliens.
* Nom, matricules NSDAP et  SS connus de la rédaction